Actualités

Comment continuer à faire vivre une communauté dynamique au profit des entrepreneurs accompagnés, tout en respectant les mesures de distanciation sociale de rigueur en temps d'épidémie ? C’est le défi que relèvent les SAEI membres de la communauté Afric’innov face au COVID-19 ! Retrouvez dans cet article les bonnes pratiques qu’elles mettent en œuvre à travers le continent africain.

 

Temps de lecture : 5 minutes

 

Lorsque des porteurs de projets d’entreprises intègrent une structure d’accompagnement, leur intégration dans une communauté dynamique est clé pour leur développement !

Composée d’accompagnants (coachs, mentors, chargés d’accompagnement, etc.), d’entrepreneurs (incubés ou non-incubés), ainsi que de potentiels partenaires (techniques, financiers, médiatiques, etc.), cette communauté permet en effet aux porteurs de projet d’évoluer dans un environnement favorable, où ils trouvent les informations, l’expertise et l’émulation nécessaire à leur bonne progression.

Pour faire vivre, grandir et évoluer leur communauté, les SAEI doivent aller à sa rencontre et favoriser les échanges entre ses différentes parties prenantes : au sein de l’incubateur, mais aussi lors de formations ou d’événements internes ou externes… Autant d’activités remises en question dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19.

 

Face à la distanciation sociale de rigueur, les outils digitaux permettent aux SAEI de créer de nouvelles plateformes d’échanges avec leur communauté, chacune avec ses possibilités et ses modalités propres.

Ces plateformes sont de formidables opportunités pour repenser le format de certaines interactions au sein de l'écosystème. Ainsi, La Fabrique, SAEI basée au Burkina Faso, propose désormais aux porteurs de projet à la recherche de conseils de participer à ses cliniques entrepreneuriales* personnalisées entièrement via WhatsApp ou téléphone. En parallèle, le 3 avril dernier, Seedstar réunissait les acteurs de l’innovation d’impact dans un espace entièrement virtuel, en organisant son sommet annuel intégralement en ligne.

 

Les SAEI africaines se sont donc approprié divers outils pour différents usages : 

1. Pour communiquer au sein de leur équipe, les SAEI privilégient généralement mail, WhatsApp, Slack ou encore Hangouts. D’autres outils tels que Trello sont utilisés pour organiser les tâches de chacun ou mener des réflexions collectives. 

Pour maintenir la cohésion et la motivation des membres de l’équipe, il semble important que chacun soit présent et réactif pendant ses heures de travail, sur un ou plusieurs espaces communs où ils pourront être sollicités (groupes WhatsApp, Slack, mail…). La mise en place de rituels réguliers (salutations au moment de se connecter, tour de nouvelles, partage de photos, etc.) permet également de préserver des liens forts.

Les bureaux des membres de l’équipe Afric’innov en télétravail, partagés sur Slack

2. Selon leur modèle d’accompagnement, les SAEI utilisent des moyens similaires pour continuer à fournir un accompagnement plus ou moins rapproché aux entrepreneurs. Sessions de coaching individuelles ou collectives par Skype, WhatsApp ou téléphone, échanges de mails, partage de documents coconstruits ou non… sont autant de solutions mises en œuvre par les SAEI du réseau de manière quotidienne ou hebdomadaire. 

3. Finalement, les SAEI soignent la communication avec leurs partenaires en temps de crise. Via des appels audios (via WhatsApp, Skype ou Zoom), par mails personnalisés ou sous forme de Newsletter (généralement de manière hebdomadaire ou mensuelle), mais aussi par le biais des réseaux sociaux (parfois presque quotidiennement), elles préservent ainsi leur engagement en les informant de leurs actions, et en partageant leurs réalités, leurs succès et/ou leurs difficultés.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les outils digitaux à votre disposition, de nombreux articles en proposent déjà un tour d’horizon. N’hésitez pas à explorer la page de Tech against Corona, par exemple.

 

Cependant, ces plateformes peuvent être intimidantes voire carrément contre-productives si elles ne sont pas utilisées de manière adaptée ! Excès d’informations ou au contraire, interruption de la communication, dispersion et baisse de productivité sont autant d’effets secondaires possibles. 

Pour les éviter, quelques bonnes pratiques sont à recommander : choisir le bon canal par rapport aux objectifs visés, trouver le bon rythme et la bonne temporalité pour communiquer, et adopter des règles d’utilisation claires. Enfin, une bonne modération, collective ou non, est primordiale pour assurer le dynamisme des discussions tout en veillant au respect de ces règles de vie commune, afin de faire des espaces digitaux des lieux bienveillants et productifs. 

 

Enfin, les outils digitaux conventionnels ne sont pas toujours adaptés aux réalités des pays africains. Le prix des données mobiles ainsi que le manque de stabilité de la connexion peuvent par exemple compliquer les longs appels groupés… Les SAEI doivent donc innover pour adapter les outils digitaux à leurs besoins, et à leurs moyens ! Ainsi, des membres de la communauté tels que La Fabrique ou encore le Wenaklabs au Tchad ont expérimenté pour la première fois des réunions d'équipe menées entièrement par écrit, via Slack, Google Doc, ou même par mail. Le secret pour ne pas perdre de temps : préparer un ordre du jour détaillé pour permettre aux équipes de taper ses contributions à l’avance ! 

 

Et vous, quels outils avez-vous adoptés pour animer la communauté de votre SAEI ? Pour apporter votre pierre à l’édifice, c’est par ici !

 

*Cliniques entrepreneuriales : séances de coaching personnalisées ponctuelles, pour des entrepreneurs souvent non-incubés.

 

​​​​​​​

Retrouver d'autres articles rédigés par Afric'innov

Pour démarrer votre recherche, tapez un mot-clé :